LE PÈLERIN SENTINELLE

L’

Le pèlerin sentinelle

L’homme a agrippé la femme

Et la femme murmure

« Ne t’écarte pas, nous tombons

Tu vois, c’est un voyage dans le vent de la chute

Et c’est si beau

Le vent s’enchante

Dans la maison trop claire qui tient sa paume ouverte

Comme une plaine

Sans turbulence malgré le vent »

Tous deux s’épousent et le moment ne tombe pas

La femme ne sait pas où ils vont

L’homme croit peut-être le savoir

Elle ferme simplement les yeux

Pour mieux sentir son cœur qui navigue vers lui

Et les vergers font des étoiles

On voit le vent qui s’énamoure

Et qui secoue les arbres fous

L’homme et la femme emportent pour repères

La satiété d’anciens châteaux du paysage

Qu’ils ont toujours connus arrimés dans le temps

« Ne t’écarte pas, nous tombons »

Nœud partageable

Fol appui

Le voyage et son point fixe

Et le moment ne tombe pas

Et c’est sans eux que le temps se décline

 

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